La petite-fille de Corentin CELTON essaye de comprendre le parcours de son grand-père et ce qu'il faisait à Fougères alors qu'il était affecté au 5e GC.

Corentin était né à Guiller sur Goyen (29) en 1882. Convoqué en 1903, il fut ajourné pour faiblesse et convoqué à nouveau en 1904, où il fut déclaré bon pour le service et incorporé au 118e RI.

Il accomplit son service militaire pendant deux ans jusqu'en 1906. Il reçoit le certificat de bonne conduite.
Il aurait dû par la suite accomplir des périodes d'exercices au titre de la réserve.
En février 1910, probablement vers une période d'exercices, il travaillait et avait été placé en sursis pour 7 jours à la maison Boulanger comme manutentionnaire par décision du Général commandant le 11e corps d'armée.
4 mois plus tard, il a été déclaré inapte et réformé en juin 1910.
Il n'aurait pas dû être mobilisé, mais l'armée a besoin d'hommes...
Il est convoqué par un nouveau conseil de révision en novembre 1914 et classé " service armé " : son état de santé s'était probablement amélioré.
Il est mobilisé le 26 février 1915 au 118e RI (son régiment d'origine) mais probablement inapte à porter les armes, il est muté vers une section de commis et d'ouvriers d'administration : la 10e SCOA à Rennes.
La mention du 5e groupe cycliste avec Vitré rayé (le premier dépôt en Bretagne) puis Fougères, semblerait indiquer soit qu'il était cycliste dans le civil, soit qu'il avait été muté pour assurer l'intendance au dépôt.
Après ce très bref passage, il rejoint la 3e SCOA à Rouen en mai 1915.
Comme il est réserviste, il est dirigé vers le 319e RI (régiment de réserve du 119e RI) à Lisieux en septembre 1916, puis au 114e RIT (territorial en raison de son âge, il a alors 34 ans et probablement des enfants ), et de son état de santé.
Il passe enfin au 5e Génie où il est démobilisé.

Son état de santé s'aggrave de nouveau, puisqu'il est classé " service auxiliaire " en 1920.

Sa petite-fille me confirme qu'il était boulanger dans le civil, ceci pourrait expliquer les mutations d'un régiment à l'autre : peut-être était-il l'un des boulangers dans les dépôts de chacun de ces unités ?